Avertir le modérateur

20/09/2007

Du gêne dans l’air

medium_R0011760.JPG


Quand j’ai ouvert la porte, ils étaient trois flics, habillés de blousons noirs avec des brassards marqués « police » autour du bras droit. Ils n’ont rien demandé et sont entrés chez moi. L’un d’entre eux a posé une mallette sur la table. Ils ont attendu que celle-ci soit ouverte pour parler. Enfin.

- Monsieur David Carzon ?
- Oui, c’est moi. Vous avez de la chance de ne pas vous être trompés d’appartement.
- Cela ne nous arrive jamais. Vous aviez bien reçu la lettre annonçant notre visite.
- Oui, oui, je vous attendais. Et si je comprends bien, je ne peux pas refuser.
- Non, vous ne pouvez pas.
- Et pourquoi chez moi ?
- Parce que ça nous permet également de vérifier l’endroit où vous vivez.
- Ça va durer longtemps.
- Si tout est en règle… non. Ouvrez votre bouche, nous allons prendre un peu de salive.

Celui qui portait la mallette, le scientifique probablement, a frotté un grand coton tige à l’intérieur de ma joue et s’est affairé sur l’espèce de machine qui devait analyser mon ADN. Cela a pris de longues minutes durant lesquelles personne n’a rien dit. Et enfin, la machine a craché un petit morceau de papier. Après l’avoir lu, l’expert du trio a pris un air ennuyé.

- Il y a un problème.
- Ha, et lequel ?
- D’après les résultats, votre identité génétique ne correspond pas à votre nom usuel.
- Je ne comprends pas.
- Et bien pour faire simple, vous ne devriez pas vous appeler Carzon, mais Carson.
- C’est un peu ce qui se raconte dans ma famille, j’ai un oncle qui fait de la généalogie et qui a remonté l’arbre familial ; il paraît qu’on vient d’un pays anglo-saxon et qu’on a émigré au moment de la famine de pomme de terre dans les années 1870.
- C’est sûrement vrai mais vous devriez vous appeler Carson.
- J’allais vous le dire, je crois qu’il y a une histoire comme quoi notre nom a été mal orthographié au moment où nos sommes arrivés en France et que le s s’est transformé en z. Peut-être même pour franciser volontairement notre patronyme.
- Notre problème reste le même : vous n’êtes pas en règle, votre nom actuel ne correspond pas à votre identité ADN
- Mais enfin, j’ai un acte de naissance, une carte d’identité, un permis de conduire. Je suis Français.
- Considérez que vos papiers sont des faux désormais. Nous allons entamer une procédure d’expulsion dans le pays de votre choix ou à défaut celui qui acceptera de vous accueillir. De là vous pourrez refaire une demande de visa en expliquant votre histoire. Je vais vous demander de nous suivre, vous allez être placé en centre de rétention avant d’être déféré devant un juge…

David Carzon

10/09/2007

Une justice à une vitesse : expéditive

Ce mardi se tiendra une audience un peu particulière devant la 10ème chambre du tribunal correctionnel. En effet, Jean Sarkozy, un des fils du chef de l’Etat, est cité à comparaître après un accrochage avec un automobiliste en 2005. Il lui est reproché d’avoir percuté en scooter l’arrière d’une voiture et de ne pas s’être arrêté. Les vraies infos sont potentiellement .

Alors, délirons un peu, même si je sais que tout cela n’arrivera jamais. Hein ! Ça n’arrivera jamais ? Hééééé ???? Répondez-moi !!!!! Dites moi que ça n’arrivera jamais !!!!!!!(Rappelons avant de commencer que toute personne bénéficie de la présomption d’innocence tant qu’elle n’a pas fait l’objet d’un jugement définitif, attends je me méfie moi, des fois que les conneries que je raconte se retrouvent encore dans Google News comme si c’était un vrai article.) 

-----

- Monsieur X, vous comparaissez devant ce tribunal suite à un accident de la route avec un cyclomoteur.
- Oui, votre Honneur.
- Non, monsieur, on ne dit pas votre Honneur, on dit monsieur le Président. Il faut arrêter de regarder les séries américaines
- Pardon votre… euh monsieur le Président.
- Donc, on vous reproche de vous être laissé rentrer dedans par le fils de celui qui allait devenir le président de la République…
- Excusez-moi, monsieur le président, mais je ne me suis pas laissé rentrer dedans, c’est moi la victime…
- Nous verrons cela. Voyons les faits. Le 14 octobre 2005, vous circulez à bord de votre BMW place de la Concorde lorsque vous ne faites rien pour éviter un scooter qui vient par l’arrière…
- Hein ???
- Ce scooter est piloté par le fils de celui qui allait devenir notre guide suprême. Dans un geste  d’apaisement fort élégant de sa part par rapport à votre conduite inqualifiable, celui-ci s’apprête à repartir sans engager de poursuites à votre encontre.
- Mais attendez, c’est lui qui n’a pas maîtrisé son scooter et qui m’a rentré dedans.
- Monsieur, d’après la procédure, il est noté que vous n’avez pas esquissé le moindre geste pour éviter la collision.
- Mais, mais, mais… mais c’est lui qu’est en tort, c’est à lui de maîtriser son putain de scooter.
- Nous y voilà, vous perdez vos nerfs. Je comprends mieux la réaction du fils de celui qui allait devenir notre illumination quotidienne.
- Hein ? Quelle réaction ? Quand il m’a fait un doigt ?
- Oui, comme vous dites. Mais comment ne pas être excédé par votre comportement, votre déni de la vérité alors que le fils de celui qui allait devenir notre gourou ultime ne voulait pas que cette affaire aille plus loin. Alors qu’il se proposait de vous absoudre de vos pêchés, vous avez blasphémé. Il est normal dès lors que le fils de celui qui allait devenir notre Maître à tous ait pu avoir un geste de découragement.
- C’est pas vrai, le mec, il me rentre dans le cul, il veut se barrer, il me fait un doigt, et faudrait en plus que je lui dise merci. Non, mais ça va pas des fois !
- Monsieur, je crois que la preuve de votre culpabilité est faite, je ne vais même pas avoir besoin d’entendre votre avocat. Je vous condamne donc à….


David Carzon

20:05 Publié dans Et si... | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : sarkozy, jean, scooter, accident

26/04/2007

Pas de deux et ménage à trois

(Tout est presque faux mais tout pourrait être presque vrai)

Au début, S. s’était refusée à lui. Elle ne voulait pas sentir F. si proche d’elle. Et pourtant, M. et B., arrivés les premiers au club, avaient tout fait pour que lui et elle puissent être ensemble. Ils étaient allés voir S., assise seule dans son coin avec quelques amis, L., D., L., ou encore F. son ancien amant.


Depuis le début de la soirée, elle ne cessait d’aller de l’un à l’autre, disant à D. qu’il était son meilleur ami, avant d’aller voir L. pour lui dire du mal de D. Personne ne savait trop à quel jeu elle jouait. C’est à cause de cette indécision que Michel et Bernard avaient décidé de lui présenter F. Un beau parti à côté de ces vieux beaux à qui S. ne cessait de donner le tournis.
Quinquagénaire sémillant, divorcé récemment, F. a aussi l’avantage d’être un homme libre. Libre, mais difficile à séduire car très exigeant.


Au début, S. s’est donc refusée. Elle trouvait qu’ils n’avaient rien à faire ensemble, qu’ils n’étaient pas compatibles. Lui aurait bien voulu lui proposer un slow. Juste un slow pour commencer et voir s’ils allaient se marcher sur les pieds. Elle l’a rejeté sans un regard. Et l’ivresse aidant, tout le monde s’est retrouvé sur la piste à danser chacun de son côté. Tout juste, N et J.M. essayaient de danser un rock viril ensemble, sauf que l’un comme l’autre voulaient faire l’homme.


Et puis, l’ambiance a changé. La piste de danse s’est vidée d’un coup. Seuls N. et S. sont restés, chacun dansant dans un coin opposé de la salle. Même F. a arrêté de tourner sur lui-même, se plaçant un peu en retrait, les bras croisés, ne sachant pas trop quoi faire. S. a fini par le remarquer et par faire le premier pas.


Pendant que N. continuait de s’agiter tout seul en fermant les yeux, S. s’est dirigée d’un pas langoureux vers F. qui la regardait venir. Elle a remonté un peu sa jupe, comme une promesse de la nuit qui pourrait suivre. Elle a continué de jouer avec sa jupe et de se diriger vers F. mais tout en regardant D. dans les yeux. Autour de la piste, personne ne comprenait vraiment ce qui se passait. F. s’est dit que c’était le bon moment. Il a ôté sa veste et déboutonné quelques boutons de sa chemise pour laisser apparaître un torse glabre. Il a fait quelques pas vers S., tournant ostensiblement le dos à N. puis il s’est arrêté au milieu de la piste, comme pour dire à sa future promise qu’elle devrait faire quelques pas vers lui aussi.


S. tournait autour de lui en le regardant amoureusement. Une bosse équivoque déformait ostensiblement le pantalon de F. dont les yeux déshabillaient sa partenaire, prélude à ce qu’allaient faire ses mains, pensait-il. Furieux de ne plus être le centre d’intérêt, N. a arrêté de danser et s’est placé entre les tourtereaux pour les empêcher de tomber dans les bras l’un de l’autre.


Tout est alors devenu confus. Les amis de N. sont intervenus pour le ramener vers J.M. qui commençait à tourner de l’œil. S. se déhanchait toujours, mais cette fois en allant du centre à l’extrême gauche de la piste. F. ne bougeait pas d’un pouce. Et puis soudain, S. s’est collée à lui, plantant sa langue dans sa bouche. Tous les deux se sont mis à nu et se sont accouplés aux yeux de tous. Elle s’est ouverte et lui a glissé à l’oreille « Si tu me donnes de toi, je m’offre à toi ». Mais elle n’a pas vu venir le danger puisque c’est à cet instant qu’il lui a fait un enfant dans le dos.


Une fois fini, c’est F. qui est retourné sur la piste de danser pour défier N. Seul. C’est ce qu’il voulait depuis le début.


David Carzon


14:45 Publié dans Et si... | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : royal, sarkozy, bayrou

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu