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06/04/2006

Tu seras un gnome mon fils

C’est Laurent Troude, (l’excellent photographe de Libé) qui a mis le doigt dessus, façon de parler. Hier, nous (quand je dis nous, je parle de cette belle corporation de journalistes et de photographes) attendions le discours de Nicolas Sarkozy sur la réforme des institutions.

Laurent attire mon attention sur un exemplaire du quotidien anglais The Independent qui traîne à l’accueil, et plus particulièrement sur le titre « “The dwarf” to the rescue in France's crisis ». Mon anglais n’est pas bon, mais en gros, ça veut dire : « “Le Gnome” à la rescousse de la crise française ». Et vous ne vous trompez pas en imaginant que le gnome en question, c’est Nicolas Sarkozy.

En France, on imagine assez bien Le Canard Enchaîné user de ce genre de qualificatifs. Mais là, c’est comme si Le Monde s’amusait à appeler Balladur “L’Albatros”, Chirac “Le Garde-Manger”, Villepin “Tablettes de Chocolat et Grosses Coucougnettes”, Hollande “Le Flan”… Inimaginable. Et pourtant, ce pourrait être si drôle…

David Carzon

Voici le lien vers l’article (payant) en question de The Independent.
Rien que l’introduction vaut son pesant de cacahuètes. La encore - en gros - ça dit que la France qui était la championne de la grève préventive contre des lois qui n’existent pas encore, invente la grève contre des lois qui n’existent plus. Sont forts ces anglais. Enervants, mais forts.

Et elle est où la majorité ?

Question pertinente d’une femme hier lors de la Convention de l’UMP sur la réforme des institutions : « Vous êtes au pouvoir depuis 2002, pourquoi n’avez rien fait de tout ce que vous promettez pour 2007 ? ». (Bon là, elle fait la liste de ce que la majorité aurait dû faire et je vous en fais grâce parce que c’est nettement moins intéressant et plus partisan que le début de la question).

Pierre Méhaignerie tente de répondre : « L’expérience montre que ce qui n’est pas fait dans les premiers mois d’une législature, c’est difficile de le faire après. Il faut donc préparer l’opinion publique sur les textes essentiels. »

Au-delà de cette réponse qui est pire que la question à y réfléchir (à quand le semestriat pour remplacer le quinquennat ?), on se rend compte surtout que si le pays est ingouvernable, c’est avant tout parce que l’UMP est dans l’opposition quasiment depuis sa création.

David Carzon

29/03/2006

Toute la beauté de la discrimination positive

Lors de son meeting de futur présidentiable à Douai lundi soir, Nicolas Sarkozy avait mis en avant sa fameuse idée de discrimination positive. Elle se trouvait assise sur la tribune d’honneur, au deuxième rang derrière le chef. Et franchement, on ne voyait qu'elle et sa blackitude.
medium_sarko_douai.jpgEn plus d’avoir la classe, d’être jeune, jolie et bien habillée, la « discrimination positive » ne se laisse pas séduire facilement et surtout, elle refuse d’être réduite au rôle de potiche. La « discrimination positive » n’applaudit pas le chef comme un robot. La « discrimination positive » ne prend pas pour argent comptant toutes les promesses que le chef peut faire. La « discrimination positive » sourit quand elle a envie de sourire. La « discrimination positive » hoche de la tête seulement quand elle approuve vraiment ce que le chef dit. La « discrimination positive » jette au chef un regard noir quand elle est mécontente. La « discrimination positive » n’est peut-être pas une fan absolue, mais elle est sincère. La « discrimination positive » n’a pas franchement envie d’être assise là, exposée au yeux de tous, mais elle sait qu’il est important qu’elle soit représentée et visible dans ce parterre un peu trop blanc, un peu trop vieux.

David Carzon
Photo : Sébastien Ortola.

 
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