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05/10/2006

Elle est mourue Ségolène Royal

(Tout est presque faux mais tout aurait pu être presque vrai)

 

Son premier débat lui aura été fatal. Depuis des mois, Ségolène Royal était attendue au tournant par ses adversaires qui lui reprochaient d’éviter d’aller sur des questions de fond et de débattre avec eux. Hier, pour le premier débat entre les candidats socialistes à l’investiture pour l’élection présidentielle de 2007, le duel tant attendu entre Royal, Strauss-Kahn et Fabius a tourné court.

Retransmis en direct sur La Chaîne Parlementaire et abordant les questions économiques et sociales, ce débat a débuté par une allocution des trois candidats, Fabius mettant en avant sa volonté et sa capacité de rassembler de l’UDF à l’extrême gauche, Strauss-Kahn promettant de transformer la mondialisation en une source de bonheur pour tous, et Royal se contentant de sourire, comme une promesse à des jours meilleurs.

L’incident est survenu lorsque Dominique Strauss-Kahn a demandé à Ségolène Royal de se situer par rapport à la théorie du choix social, la pressant de dire comment elle analysait la relation entre préférences individuelles et décisions collectives et s'il était possible de dériver des préférences individuelles les préférences collectives. La candidate à la candidature est alors devenue toute blanche et s'est comme figée. Les animateurs du débat n’ont pas compris la gravité de la situation, croyant que la présidente de la région Poitou-Charentes était juste séchée par la question.

Lorsqu’ils se sont approchés d’elle, ils se sont rendu compte qu’elle ne bougeait plus, ne respirait plus et que son cœur avait cessé de battre. Tous les moyens pour la ranimer ont été mis en œuvre, sans succès.

Devant la gravité de la situation, les autorités judiciaires ont aussitôt demandé une autopsie. Mais les médecins légistes n’ont pas réussi à déterminer les causes de la mort. En effet, lorsqu’ils ont procédé à diverses incisions au niveau de sa boîte crânienne ou de son thorax, ils n’ont trouvé aucun organe. Il n’y avait que du vide.


David Carzon

26/09/2006

Il est mouru Loïc Le Meur

(Tout est presque faux mais tout aurait pu être presque vrai)

 

Une mort, c’est toujours triste, mais quand même mourir d’avoir joui trop fort, ça a de la gueule. C’est ce qui est arrivé hier soir à Loïc Le Meur, chef d’entreprise devenu le pape des blogs en France, lors d’une soirée privée organisée au siège de l’UMP avec quelques amis journalistes et blogueurs (tout cela est presque un pléonasme désormais) de Nicolas Sarkozy, président du parti majoritaire et candidat à l’élection présidentielle.

 

Et on peut dire qu’il y avait du beau monde : Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), Florence Muraciole (Le Journal du Dimanche), l’ensemble de la rédaction en chef du Parisien, Jean-Claude Dassier (LCI), Claire Chazal, Etienne Mougeotte et Patrick Le Lay (TF1), Arnaud Lagardère (Hachette), et beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup d’autres. L’objet de la soirée était de rassembler tous les relais d’opinion du candidat Sarkozy avant de se lancer dans la bataille de la présidentielle.

 

L’accident est survenu au cours de la discussion entre le candidat et ses convives. Comme d’habitude, Loïc Le Meur était assis au pied de son maître, en train d’écouter la bonne parole. Grâce à plusieurs témoignages, nous avons pu reconstituer la discussion.

 

  • Dis moi Nicolas, penses-tu que les résultats de l’élection soient pliés et que tu vas gagner à coup sûr, toi qui est si intelligent, toi qui peut sauver la France ? s’interroge Jean-Pierre Elkabbach avec son objectivité habituelle.
  • Non, mon ami Jean-Pierre, répond Nicolas Sarkozy. Rien n’est encore joué. C’est pour cela que j’ai besoin de vous tous, pour faire passer mes idées, convaincre les Français. Et accessoirement, empêcher mes concurrents d’occuper l’espace médiatique.
  • Tu peux compter sur nous, Nicolas, intervient Arnaud Lagardère.
  • Mais Nicolas, demande Claire Chazal, tu penses que ça suffira ? Peut-être que ça va se voir si on en fait trop pour toi ?
  • Oui Claire, c’est vrai, estime le président de l’UMP. Mais vous faites tous ça depuis trois ans, tout le monde le voit, mais personne ne peut rien y faire, c’est ça qui compte. Et de plus, il faudra compter sur internet cette fois et là, j’ai une longueur d’avance.

 

A cet instant précis, Loïc Le Meur devient tout rouge (pas comme l’emblème du PCF, mais rouge quand même), et est pris par un début d’érection qui le fait se tortiller sur place.

 

  • Mais Nicolas, continue Claire Chazal. De quoi parles-tu ?
  • Chère Claire, dit Sarkozy, tu devrais me demander de qui je parle.

 

Là, il se tourne, ou plutôt se penche vers Loïc Le Meur à ses pieds :

 

  • J’ai avec moi celui qui va faire pencher les élections en ma faveur, celui qui va m’aider à conquérir le pouvoir et qui sera à mes côtés pour toujours j’espère. J’ai avec moi, Loïc Le Meur.



A ces mots, Loïc ne sent pas de joie et pour montrer sa belle voix, il ouvre un large bec et… tombe raide mort, victime d’une crise cardiaque. Un sourire béat sur son visage. Et un peu de liquide séminal et de sperme au fond de son caleçon.


David Carzon

29/06/2006

Il est mouru Lionel Jospin

(Tout est presque faux mais tout aurait pu être presque vrai)

Hier alors que les résultats du premier tour de la présidentielle tombaient et le plaçaient en troisième position derrière Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen, Lionel Jospin s’est tué en mangeant son chapeau. Plus exactement il s’est étouffé en tentant d’avaler un chapeau ayant appartenu à Mitterrand et que l’intéressé avait acheté lors d’une vente aux enchères.


C’est donc 2002 qui recommence. Il y a cinq ans, après son échec, le candidat socialiste recalé au premier tour s’était mis en retraite de lui-même. «  J’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conséquences en me retirant de la vie politique après la fin de l’élection présidentielle ».


Tout le monde a encore en tête cette promesse de Jospin faite au soir du 21 avril 2002. Mais personne n’y a jamais vraiment cru, et les amis de l’ancien Premier ministre ont toujours pris un malin plaisir à laisser planer le doute sur un éventuel come-back.


Jusqu’à ce soir du 28 juin 2006 où pour la première fois Lionel Jospin a expliqué qu’il n’excluait plus de se présenter à la présidentielle de 2007. La machine s’est alors mise en marche, et le futur ex-retraité a écrasé tous ses candidats potentiels au sein de l’appareil socialiste et même Ségolène Royal a préféré se retirer de la course. Mais la belle stratégie a donc connu un coup d’arrêt hier soir avec cette troisième place non qualificative pour la finale.


L’annonce du décès de Jospin a provoqué quelques réactions. Nicolas Sarkozy s’est contenté d’un  « Merci pour tout ». François Hollande, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Ségolène Royal ont publié un communiqué commun pour annoncer que « cette fois, Lionel Jospin s’est vraiment  retiré de la vie politique ».


David Carzon

 
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