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06/09/2007

Scoop !!! Exclusif !!!! Ils n’ont rien à dire sur Sarkozy

Puisque tous les quotidiens, hebdos et autres mensuels ont déjà fait parler, en long, en large, en travers, tous les plus ou moins proches de Sarkozy qui avaient un commentaire à faire même pas intéressant, j’ai décidé de donner la parole à ceux qui n’avaient rien à dire sur le président de la République. Ou qui n’en avait rien à foutre. Ou si s’en tapaient les couilles (ou les ovaires, rayez les mentions inutiles) par terre… Bref, ceux qui ne parlent jamais. Et tu verras par la même, ami lecteur qui me prend pour un branleur, que le métier de journaliste n’est pas exempt de danger.

Un jeune pris au hasard parmi un groupe de traîne-savates de mon quartier
-    Vazy, j’en n’ai rien à battre de ton Sarko, là. T’as pas une clope là plutôt bâtard…
-    Euh, non, désolé, j’ai arrêté de fumer.
-    Alors c’est quoi cette bosse dans ta poche là ?
-    C’est mon portable.
-    Alors vazy, file ton portable bâtard.
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Ma boulangère

-    Non monsieur, je n’ai pas d’avis sur le président. Ça fait 90 centimes d’euro la baguette
-    Hein ? 90 centimes ? Ça a encore augmenté ! Tout ça pour du pain qui sera rassis ce soir.
-    Jean-Louis, y’a un client qui trouve que ça sert à rien de te lever à deux heures du matin pour nourrir des connards comme lui qui ont aucun goût. La baguette, tu veux lui mettre dans le cul ou je m’en occupe ?
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Annie Girardot

-    Non vraiment, ça me dit rien, je me souviens pas. Quel nom vous dites ?
-    Nicolas Sarkozy.
-    Non, je ne vois pas. Et au fait, qui êtes-vous ?
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Ségolène Royal

-    Non, môôôsieur, je n’ai rien à dire.
-    Quand même, il vous a torchée à la présidentielle, ça doit vous faire quelque chose ?
-    Non, môôôsieur, je n’ai rien à vous dire à vous.
-    Ben pourquoi à moi ?
-    C’est vous qui m’avez fait perdre l’élection. Vous zêtes pas gentil.
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BHL
-    Vous savez, nous sommes un peuple de gaulois et nous avons voté pour Astérix…
-    Ha merde, vous avez un avis vous ? Vous n’êtes pas dans ma cible alors.
-    Ben oui, j’ai un avis sur toi. Je pourrais même tenter une analyse pour vous expliquer que vous atteignez l’entéléchie de la merde avec cette note pourrie.
-    Euhh non merci. J’ai que 50 mots de vocabulaire.
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Pete Doherty
-    Fuck off, motherfucker, i fuck u, i fuck ur mother, i fuck ur sister, i fuck ur dog
-    Ha non, pas mon chien steuplait.
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Yasmina Réza
-    Il n’y a plus rien à dire désormais. Tout a été écrit. Yasmina Réza avons écrit un texte définitif sur Nicolas Sarkozy.
-    Vous parlez de vous à la première personne du pluriel ?
-    Oui puisque JE et IL sont le sujet, ça fait NOUS.
-    Ha ouais d’accord, bien sûr.
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David Carzon

28/08/2007

Jeune et Jolie

Dans la série, je vois le mal partout, aujourd’hui : quand la justice donne quelques sous à la nouvelle chérie d’Hollande, l’AFP lui enlève quelques années.

Bon, ami lecteur, je suis tombé sur un truc bizarre cet après-midi. Tu vas me dire que j’ai l’esprit mal tourné et je ne pourrais pas te dire le contraire. M’enfin bon, comme dit le renard à la tortue dans la fable : « tant va la cruche, allo, qu’à la fin tel est pris qui croyait vendre la peau de l’ours ». Tu vois où je veux en venir.

C’est une dépêche AFP qui est à l’origine de mon étonnement. Je te livre le début, c’est-à-dire la partie qui va t’intéresser.

« Closer devra verser 15.000 euros à la jeune femme figurant avec Hollande
Le magazine Closer, qui a été le premier titre people à  s'intéresser à  la classe politique, a été condamné mardi à  des dommages et intérêts, mais non interdit de diffusion, après la publication de photos volées du patron du PS François Hollande en compagnie d'une jeune femme (…) »

Bon, je ne sais pas si tu as vu le magazine en question montrant les échanges amicaux de François Hollande avec celle qui est présentée comme la successeuse de Ségolène Royal. La scène se passe sur une plage. Un des premiers réflexes est de se dire qu’elle est quand même pas mal cette journaliste d’un magazine qui pèse les mots et qui choque les photos. Mais sûrement pas de se dire que le père François, il se fait pas chier à se taper une petite jeunette.

Alors, j’avoue que je ne comprends pas bien la formulation « jeune femme » utilisée par l’AFP. A grenouiller dans les milieux politiques, j’ai bien sûr fini par la croiser la journaliste en question. C’était à l’Assemblée nationale où elle faisait un portrait de Bernard Accoyer, alors président du groupe UMP du Palais Bourbon. Oui, c’est une belle femme, avec un côté chicos dans le style. Ça se sent qu’elle ne bosse pas au Petit Ardéchois Illustré mais dans un hebdo parigot.

J’ai dit « une belle femme », j’aurais pu ajouter une « belle femme mûre » car c’est ce que j’ai pensé sur le moment. Et pour répondre à la question que tu vas inévitablement me poser, oui, j’étais au courant de la rumeur d’une liaison entre elle et Flamby et non, j’en avais rien à foutre car c’est pas mes oignons à la base. Mais maintenant que ça balance, je regarde quand même comment les journaux en parlent.

Donc, sans vouloir porter atteinte à la beauté de cette femme (heureusement que ça n’existe pas dans le code pénal cette infraction) et au bon goût - il faut le reconnaître - de François Hollande concernant la gente féminine, je pense qu’elle a dépassé la limite d’âge lui permettant d’accéder au titre de « jeune femme ». Ou alors, elle se vieillit volontairement et là chapeau pour les effets spéciaux dignes de Star Wars.

La question est pourquoi l’AFP utilise une telle formulation ? Simple erreur ? Problème de vue du journaliste qui a écrit la dépêche ? Ou malveillance ? Je ne sais pas, ami lecteur. Le problème, c’est que ce genre de chose n’est pas anodine.

En effet, entre d’un côté un homme qui laisse tomber sa femme pour une jeunette et de l’autre deux personnes du même âge qui tombent amoureux au risque de détruire les familles qu’elles avaient construites chacune de leur côté, la perception de l’entourage, des autres, du public en l’occurrence, n’est pas du tout la même. Mais alors pas du tout.

Sauf que comme je te l’ai déjà dit, je n’ai pas toutes les réponses. Sinon, tu m’appellerais Dieu et je ne daignerais même pas t’adresser la parole, petit vermiceau ignare.

David Carzon

PS : il y a aussi une certaine ironie à voir une journaliste d’un hebdo qui fait son beurre sur la vie privée des pipoles, demander le retrait d’un titre au nom du respect de la vie privée. Mais bon, des fois, on me dit que je suis trop ironique.

22/08/2007

Casino Royal

 

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A force de tirer sur la corde, j’ai voulu en avoir le cœur net. Alors je me suis présenté à la porte de l’établissement de bonne heure. 

- Bonjour Monsieur Carzon, vous êtes bien matinal. - Oui, je voudrais voir le directeur.
- Il y a un problème ? Quelque chose ne va pas ?
- Oui, j’aimerais lui poser quelques questions s’il n’est pas trop occupé.
- Je vous conduis jusqu’à lui.

L’employé me guide à travers les tables et les machines clignotantes jusqu’au bureau de son supérieur qui m’accueille chaleureusement.

- Ha monsieur Carzon, j’ai appris ce qui s’est passé hier, vous n’avez pas eu de chance. Ça ira mieux ce soir vous verrez. Qu’est-ce qui vous amène ici ?
- Justement ce qui s’est passé hier. J’ai perdu gros à la roulette alors je me fais un peu de souci sur mes fonds…
- Ne vous inquiétez pas, vous savez que vous jouez ce que vous voulez chez nous.
- C’est bien ça qui me pose problème, je ne joue pas avec mon argent. Vous me prêtez les sommes que je veux, je les joue en prenant beaucoup de risques, d’habitude je gagne parce que je suis doué. Mais hier, j’ai pris trop de risques et j’ai frôlé la banqueroute. Que se serait-il passé si j’avais tout perdu ?
- Pas grand chose monsieur Carzon. Au pire un petit mouvement de panique que nous aurions vite réprimé en vous prêtant à nouveau de l’argent.
- Mais vous ne pouvez pas me prêter de l’argent indéfiniment comme ça ?
- Presque. Vous savez, cet argent n’est pas le nôtre et il n’appartient même pas vraiment aux gens qui vous le prêtent. Ce n’est pas ça l’important.
- Qu’est-ce qui est important alors ?
- Comme vous dites, vous faites bien votre boulot, vous gagnez régulièrement et beaucoup puisque vous faites mieux que rembourser les sommes qu’on vous prête. Mais surtout, vous êtes un exemple, vous donnez envie à d’autres joueurs de prendre plus de risques qu’ils ne devraient le faire. Si vous arrêtez de jouer, les autres le feront aussi, ils joueront « petit bras ». Nous avons besoin de courroies d’entraînement, nous avons besoin de faire croire que prendre des risques avec de l’argent est naturel, nous avons besoin de leaders qui incarnent un système basé sur du vent au fond, des personnalités qui le rendent crédible, palpable si je puis me permettre ce jeu de mots. Si tout le monde joue petit, personne ne gagnera gros. Alors il faut juste accepter de perdre un peu de temps en temps.
- Mais si je continue à perdre ?
- Alors comme dans tout job, vous serez remplacé mais le système perdurera. Il y aura toujours des gens pour penser qu’il est nécessaire de prendre plus de risques pour gagner plus d’argent. Surtout avec l’argent des autres, on ne risque pas grand-chose finalement. Vous savez, il nous suffira de faire gagner un peu plus nos clients pour leur redonner confiance en eux et foi en ce système…

Stooooooooooooooooppppppppppppppppp

Vous croyez vraiment qu’un casino peut prêter de l’argent comme ça aux joueurs qui prennent le plus de risques. Non, il n’y a que les banques pour faire ça.

David Carzon

 
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