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26/04/2007

Pas de deux et ménage à trois

(Tout est presque faux mais tout pourrait être presque vrai)

Au début, S. s’était refusée à lui. Elle ne voulait pas sentir F. si proche d’elle. Et pourtant, M. et B., arrivés les premiers au club, avaient tout fait pour que lui et elle puissent être ensemble. Ils étaient allés voir S., assise seule dans son coin avec quelques amis, L., D., L., ou encore F. son ancien amant.


Depuis le début de la soirée, elle ne cessait d’aller de l’un à l’autre, disant à D. qu’il était son meilleur ami, avant d’aller voir L. pour lui dire du mal de D. Personne ne savait trop à quel jeu elle jouait. C’est à cause de cette indécision que Michel et Bernard avaient décidé de lui présenter F. Un beau parti à côté de ces vieux beaux à qui S. ne cessait de donner le tournis.
Quinquagénaire sémillant, divorcé récemment, F. a aussi l’avantage d’être un homme libre. Libre, mais difficile à séduire car très exigeant.


Au début, S. s’est donc refusée. Elle trouvait qu’ils n’avaient rien à faire ensemble, qu’ils n’étaient pas compatibles. Lui aurait bien voulu lui proposer un slow. Juste un slow pour commencer et voir s’ils allaient se marcher sur les pieds. Elle l’a rejeté sans un regard. Et l’ivresse aidant, tout le monde s’est retrouvé sur la piste à danser chacun de son côté. Tout juste, N et J.M. essayaient de danser un rock viril ensemble, sauf que l’un comme l’autre voulaient faire l’homme.


Et puis, l’ambiance a changé. La piste de danse s’est vidée d’un coup. Seuls N. et S. sont restés, chacun dansant dans un coin opposé de la salle. Même F. a arrêté de tourner sur lui-même, se plaçant un peu en retrait, les bras croisés, ne sachant pas trop quoi faire. S. a fini par le remarquer et par faire le premier pas.


Pendant que N. continuait de s’agiter tout seul en fermant les yeux, S. s’est dirigée d’un pas langoureux vers F. qui la regardait venir. Elle a remonté un peu sa jupe, comme une promesse de la nuit qui pourrait suivre. Elle a continué de jouer avec sa jupe et de se diriger vers F. mais tout en regardant D. dans les yeux. Autour de la piste, personne ne comprenait vraiment ce qui se passait. F. s’est dit que c’était le bon moment. Il a ôté sa veste et déboutonné quelques boutons de sa chemise pour laisser apparaître un torse glabre. Il a fait quelques pas vers S., tournant ostensiblement le dos à N. puis il s’est arrêté au milieu de la piste, comme pour dire à sa future promise qu’elle devrait faire quelques pas vers lui aussi.


S. tournait autour de lui en le regardant amoureusement. Une bosse équivoque déformait ostensiblement le pantalon de F. dont les yeux déshabillaient sa partenaire, prélude à ce qu’allaient faire ses mains, pensait-il. Furieux de ne plus être le centre d’intérêt, N. a arrêté de danser et s’est placé entre les tourtereaux pour les empêcher de tomber dans les bras l’un de l’autre.


Tout est alors devenu confus. Les amis de N. sont intervenus pour le ramener vers J.M. qui commençait à tourner de l’œil. S. se déhanchait toujours, mais cette fois en allant du centre à l’extrême gauche de la piste. F. ne bougeait pas d’un pouce. Et puis soudain, S. s’est collée à lui, plantant sa langue dans sa bouche. Tous les deux se sont mis à nu et se sont accouplés aux yeux de tous. Elle s’est ouverte et lui a glissé à l’oreille « Si tu me donnes de toi, je m’offre à toi ». Mais elle n’a pas vu venir le danger puisque c’est à cet instant qu’il lui a fait un enfant dans le dos.


Une fois fini, c’est F. qui est retourné sur la piste de danser pour défier N. Seul. C’est ce qu’il voulait depuis le début.


David Carzon


14:45 Publié dans Et si... | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : royal, sarkozy, bayrou

23/04/2007

Les différentes stratégies de second tour

Quelles seront les attitudes des uns et des autres ? Décryptage et pronostics. Du vrai, du faux, du con.

François Bayrou appelle à voter Nicolas Sarkozy : C’est l’hypothèse la plus probable, mais ça va le faire bien chier. Après avoir dit partout qu’il n’était ni de droite, ni de gauche, il va être obligé de se rallier à l’extrême droite… Mais bon s’il y un poste de Premier ministre à la clé, on ne sait jamais.


François Bayrou appelle à voter Ségolène Royal : Et en même, il annonce qu’il se marie avec la candidate PS fraîchement séparée de François Hollande. Un peu comme les rois d’Europe marient leurs enfants pour des raisons stratégiques.


François Bayrou appelle à voter pour lui… en 2012 : Finalement, ça serait le plus logique. Il a toujours roulé pour lui. Sauf que pour continuer, l’aventure, il ne suffit pas d’être sauvé par le public, il faut aussi un parti, avec des députés, des sénateurs, des élus qui ne soient pas ralliés à l’UMP.


Jean-Marie Le Pen appelle à voter Ségolène Royal : il ne le dira pas clairement, mais juste pour faire chier sa copie, c’est tentant. Mais il appellera plutôt à voter pour sa fille en 2012.


Eric Besson appelle à voter Sarkozy :
non, ce n’est pas possible, celui qui a écrit le livre noir du Sarkozysme ne peut pas rejoindre Sarko. Non, il ne peut pas le faire. Non…Si ?


Valéry Giscard d’Estaing appelle à voter De Gaulle : ben oui, il est plus tout jeune VGE.


Alain Juppé appelle voter Sarkozy : en même temps, pour lui, c’est tous des cons alors que ça soit l’une ou l’autre.


Dominique Strauss-Kahn appelle à voter Ségolène Royal :
un appel lancé juste après avoir déposé des charges explosives dans le bureau du QG de la candidate socialiste.


Chirac appelle à voter Sarkozy : mais il croisé les doigts en le disant et il s’est lavé la bouche 3000 fois après.


Tout le monde s’en fout des 0,34% de Gérard Schivardi :
ouais et si le second tour se joue à 0,34% près, ils auront l’air malin ceux qui rigolaient.


Bernard Tapie appelle à voter Nicolène Sarkoyal : décidemment, il n’arrive pas à le dire le nom de Sarkozy.


Nicolas Sarkozy appelle à voter Ségolène Royal : juste pour que l’écart ne soit pas trop grand au second tour.


Ségolène Royal appelle à voter Nicolas Sarkozy : elle a déjà fait mieux que Jospin, c’est bien non ?

 

David Carzon 

20/04/2007

le jeu de la phrase qui tue

Dans la série « Jouons avec les discours de Sarkozy », un nouvel épisode avec le dernier meeting de Marseille jeudi soir.

Voici la phrase avec laquelle nous allons nous divertir quelques instants

« Je rêve d’une France où l’on reconnaîtrait que la colonisation était un système injuste. Mais où l’on respecterait les hommes et les femmes de bonne volonté qui ont pensé de bonne foi œuvrer utilement pour un idéal de civilisation auquel ils croyaient. »

Maintenant, jouons à changer un mot pour un autre pour voir si cette phrase conserve le même sens.

« Je rêve d’un Chili où l’on reconnaîtrait que la dictature de Pinochet était un système injuste. Mais où l’on respecterait les hommes et les femmes de bonne volonté qui ont pensé de bonne foi œuvrer utilement pour un idéal de civilisation auquel ils croyaient. »

Tiens, c’est bizarre, ça n’a plus la même odeur. Continuons.

« Je rêve d’une Afrique du Sud où l’on reconnaîtrait que l’Apartheid était un système injuste. Mais où l’on respecterait les hommes et les femmes de bonne volonté qui ont pensé de bonne foi œuvrer utilement pour un idéal de civilisation auquel ils croyaient. »

Ça pue là non ? Essayons une dernière fois.

« Je rêve d’une Allemagne où l’on reconnaîtrait que le nazisme était un système injuste. Mais où l’on respecterait les hommes et les femmes de bonne volonté qui ont pensé de bonne foi œuvrer utilement pour un idéal de civilisation auquel ils croyaient. »

Finalement, il n’est pas très drôle ce jeu. Il file la nausée même.

David Carzon

 
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