Avertir le modérateur

22/03/2006

Il est mouru Dominique de Villepin

(Tout est presque faux, mais tout aurait pu être presque vrai)

L’homme qui disait toujours « non » n’a pu que dire « oui » à la Grande Faucheuse. Et avec la disparition de celui qu’on surnommait – tel un porte-avion - L’Intransigeant, ce sont quinze années de dictature par obstination qui se terminent.

Cette tyrannie était née au printemps 2006 lors de la bataille du Contrat Première Embauche que Dominique de Villepin, alors Premier ministre, avait voulu mettre en place à tout prix. Malgré les millions de gens dans la rue, malgré les manifestations, les violences et les demandes d’apaisement venant de son propre parti, il avait refusé de retirer son CPE.

Mais pas seulement puisqu’il avait aussi refusé de quitter son poste lorsque le Président lui avait demandé de démissionner. Puis il avait refusé de quitter Matignon après la victoire à la présidentielle 2007 du candidat surprise Edouard Balladur. Ce dernier avait alors fait appel à l’armée mais les militaires – disciplinés par nature - n’avaient pu qu’obéir à l’autoritarisme du noble rebelle, installé de fait dans un fauteuil de dictateur.

Satisfait par sa posture d’inflexibilité, Dominique de Villepin persuadé d’être le seul à détenir la clé pour revenir au plein emploi, a persisté dans cette voie du refus systématique : « non » au dialogue social, « non » au code du travail, « non » à la solidarité nationale, « non » aux revenus de l’assistance, « non » aux syndicats, « non » aux statistiques sur la précarité…

Et les résultats ont été au rendez-vous : presque plus de chômeurs, presque plus de rmistes, une assurance-chômage redevenue bénéficiaire, des entreprises établissant record de croissance sur record de croissance… Des résultats salués par la Chine. Seul point noir de cette politique négativiste, la croissance exponentielle des bidonvilles autour des grandes agglomérations.

Il y a un an, les médecins ont diagnostiqué à Dominique de Villepin, un Carcinome Purulent Etendu, nécessitant une opération immédiate. « Il n’y aura ni retrait, ni dénaturation de mon CPE à moi », a toujours répété L’Intransigeant à ses docteurs, malgré la détérioration de son état de santé. Une inflexibilité qui lui a donc été fatale.

David Carzon

Commentaires

Bien rédigé!! C'est bien de savoir tourner une situation en ridicule sans pour autant inhiber son importance.
Encore + d'histoires de ce type svp

Écrit par : Keil | 27/03/2006

attention au secret medical! ta oublié de dire que berlusconi qui avait opté pour le médecin traitant au val de grace avait eu son rendez vous avant de villepin et que les medecins presents etaient libanais car ils étaient payés 35 h sans reconnaissance de leurs diplomes en ma qualité de medecin je sais qu'il est allé voir benoit 16 pour avoir l'autorisation de prendre des cellules souches ( pardon de l'intrusion!)mais j'assume salutations san antonio!

Écrit par : ouraoui fetiha | 29/03/2006

Si c'était un oubli, il est réparé
Salutations
Berrurier Carzon

Écrit par : david carzon | 29/03/2006

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu