05.10.2007
une nouvelle qu'elle est bienbienbien
Un dernier petit mot pour vous dire que le futur va bien s'écrire ailleurs et à plusieurs.
Des garnements m'ont invité à jouer de temps en temps dans leur bac à sable. Ce sont des gens vraiment doués et sympas et ça me fait très plaisir de les rejoindre.
Ça s'appelle BienBienBien et c'est juste le meilleur blog actuel. Rien que ça.
Bons baisers
David
19:21 Publié dans à lire | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
02.03.2007
Déviation en cours
Ami lecteur de cette vieille dame encore virile qu'est Le Monde, sache que si tu veux lire les notes concernant les coulisses de campagne de Sarko, tu dois te rendre sur le blog "présidentielle" de 20 Minutes, c'est à dire là. Parce qu'ici, ce sont d'autres conneries que tu trouveras. Ou pas.
Merci
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21.03.2006
Demain, c'est le grand jour du Polar Blog
Attention, demain mercredi à 6 h 15, Polar Blog, le blog de Bastien Bonnefous (le beau Libanais à la chemise ouverte derrière le chauve bourré) sera online comme on dit.
Allez le lire, ça lui fera plaisir
20:21 Publié dans à lire | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
01.03.2006
Tanguy Viel : du cinéma d'auteur
Comment faire passer une histoire d’amour pour une intrigue de polar? Cette question revient à se demander comment transformer le plomb en or. Insoluble ? Non, Tanguy Viel réussit cette prouesse, mine de rien, sans avoir l’air d’y toucher, dans son dernier roman Insoupçonnable, quatrième livre d’un auteur à chaque fois un peu plus attendu.
A la base, il y a Sam, le narrateur qui n’a pas l’air de croire ce qu’il raconte, il y a Lise sa sœur pour de faux, Henri, le mari de la belle et Edouard, le faux frère pour de vrai. A la base, il y a eux quatre, il y a aussi des mensonges, un kidnapping, une demande de rançon, un échange, une plage...
A la fin, il n’y a plus que nous avec nos certitudes qui s’envolent, quand on voit enfin ce que cachait le tableau. On passe le livre à le scruter ce tableau qui nous semble un peu de travers, on essaye de le remettre droit avant de se rendre compte que c’est le mur entier qui est bancal, que la maison repose sur des fondations pourries, elles-mêmes construites sur de la terre meuble. Et d’ouvrir enfin les yeux de ce narrateur qui lui-même semble s’être trompé sur sa propre histoire.
Comme dans les précédents L’Absolue perfection du crime, Cinéma et Le Black Note, Tanguy Viel déroule un style bien à lui, fait d’ellipses, de champs, de contrechamps, d’images donc surtout. A la manière d’un Echenoz ou d’un Toussaint (tiens, deux autres auteurs de Minuit), il a développé une écriture cinématographique rythmée par des phrases amples, accélérées ou ralenties à l’envi. L’intrigue est un décor, les personnages sont des acteurs que le metteur en scène dirige sans qu’ils s’en aperçoivent, et le lecteur un spectateur qui doit cligner des yeux en tournant la dernière page. Lorsque les lumières se rallument dans la salle et que le générique défile sur l’écran.
David Carzon
Photo : Cédric Martigny - Temps Machine
Insoupçonnable, Tanguy Viel, Les Editions de Minuit, 13 euros
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